Un animateur territorial doit connaître son territoire

“Un animateur territorial doit connaître son territoire”, voici le point de départ du recrutement qui a eu lieu en Provence pour un projet Leader. C’est effectivement un atout indiscutable de pouvoir s’appuyer sur un réseau, une connaissance des enjeux locaux et une envie de participer au développement de son environnement direct. Pourtant ce n’est pas le seul critère important et cette mission de 13 mois est l’occasion de revenir sur le profil attendu pour ce type de mission aux multiples ramifications.

#Polyvalence

Le matin en visioconférence avec des acteurs européens engagés pour une citoyenneté participative, le midi à déjeuner pour rassembler des partenaires socio-culturels locaux et l’après-midi à animer un atelier en intelligence collective pour 20 jeunes… voici un exemple de journée qui demande adaptabilité et de grande qualité de lien. Car à cela s’ajoute la compréhension nécessaire de l’aspect administratif et de la communication autour du projet. Quand on parle de polyvalence, il s’agit d’un ensemble de savoir-faire techniques (logistique, rédactionnel, traitement images, coordination, animation, facilitation…) et de soft skills bien assumés.

#Coeur de projet

Dans le cas de la mission TiDE! en Provence, le fondement du poste d’animateur territorial est de mettre en œuvre une dynamique pour que des jeunes de milieu rural s’engagent en faveur d’un territoire plus inclusif et durable. Pour renforcer le pouvoir d’agir des jeunes, favoriser une prise de conscience de leur corps et de leur voix, le contact et la capacité à créer du lien avec des adultes en devenir de 15 à 25 ans est indispensable. Bien évidemment si le projet était à destination d’un autre public, une expérience auprès de ce public (senior, handicap …) serait un élément crucial de la réussite du projet. Surtout lors de projets aussi rapides, connaître “son” public est précieux.

#Ajuster son discours

Amené à échanger avec un.e préfet.e, un.e bénévole de l’association locale de 70 ans, un.e adolescent.e esseulé.e de 16 ans, un.e journaliste ou le président de l’intercommunalité, l’animateur territorial adapte son discours, son vocabulaire mais également son apparence pour pouvoir intégrer les codes relationnels et être réellement au service de la mission. C’est un maillage complexe qui permet l’éclosion d’un développement territorial vertueux. Chaque élément n’est pas suffisant, l’interconnexion de nombreux facteurs agence un moteur qui peut travailler le terreau du labour jusqu’à la récolte. 

#Tisser des liens est un métier d’équilibriste

Même si les moutons à 5 pattes sont des oiseaux rares, les tisseurs passionnés existent et peuvent être ravis de s’adonner à un numéro d’équilibriste à condition d’y voir du sens. Pour quoi ? Avec quelles intentions travaillons-nous ? Pour cela, le fait de s’inscrire dans un canevas écrit lors de dossier de demande de subventions offre une base solide aux actions. Revenir régulièrement à la genèse du projet, en comprendre l’historique et les contraintes amène à la fois une restriction des possibles et une direction précise. Alors, prenons le temps au début de bien capter l’essence de la mission, d’échanger avec celles et ceux qui en sont à l’origine, de collaborer avec celles et ceux qui ont des expériences similaires. Tout changement à long terme se fait pas à pas en sachant où l’on va.

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